2027 presidential elections
In all sincerity,
The presidential election is an essential act, it requires to gather a majority of French people around a project of government and society.
Bruno Retailleau is running. Rather than uniting the French, he divides them by stating:
Immigration is not a chance for France.
Immigration is a reality in France.
French society has been multicultural for a long time. Just go to schools, hospitals, factories, construction sites, administrations and the French army to see it.
How come he didn’t see all this, when he presented himself as a man of the field?
In his candidacy, he talks about the French from immigration, but it is an outdated problem, which is no longer on the page.
By holding this speech, he puts himself nearly 50% of the French on the back. Why doesn’t he talk about all French people in France? Why divide society when France needs all of us to catch up in the world?
I agree to regulate immigration, but for that, we need to address the real causes.
Mr. Bruno Retailleau should call his friend Donald Trump to immediately stop the wars in Palestine, Syria, Iraq, Lebanon, Iran, Sudan, Yemen, Somalia and all over Africa and Asia, because these wars are the real causes of immigration.
In all these countries, life has become impossible for the citizens. They flee death, misery and insecurity.
This is the challenge that every politician should face rather than proclaim archaic discourse.
When I ran in the by-elections in the 19th constituency of Paris in 1994, the majority of my constituents were so-called “indigenous” French. Since then, we have been building our French dream together: a humanist, solidarity and prosperous dream.
I will continue, with all my French friends who trust me, to work for France.
See my book “Les Français vus par un Arabe”.
On their behalf, I declare my candidacy for the 2027 presidential election.
I will demonstrate to the French and the world that immigration is and has been a chance for France.
Adnan Azzam
Démocratie à la française : Quand la violence change de camp, les principes changent-ils aussi ?
Et si la France avait subi sur son propre sol ce qu’elle a toléré ou soutenu ailleurs ?
Nous avons vu les images. Nous avons vu la violence des forces de sécurité françaises contre des manifestants.
Nous avons vu des blessés, des personnes traînées au sol, des arrestations par centaines, voire par milliers selon les périodes et les manifestations.
Face à ces images, une question dérangeante s’impose : la démocratie est-elle un principe universel ou un privilège que les puissants invoquent lorsqu’il sert leurs intérêts ?
Posons donc quelques questions. Des questions qui fâchent. Des questions auxquelles les beaux discours diplomatiques ne suffisent pas à répondre.
Que se serait-il passé si les manifestants français avaient été armés de fusils automatiques, de grenades, de lance-roquettes et de voitures piégées, comme cela s’est produit en Syrie ?
Ou comme cela se produit actuellement en Iran, selon le président Donald Trump, qui a déclaré sa déception envers les Iraniens auxquels il a livré des armes ?
J’ai vu tout cela de mes propres yeux, à partir de 2011. Des terroristes venus du monde entier, y compris de France, disposaient même de drones.
Et le comble de l’histoire, c’est que certains de ces groupes étaient financés ou soutenus par des réseaux et des acteurs étrangers, parmi lesquels la société Lafarge et des monarchies pétrolières alliées de la France.
Comment le gouvernement français aurait-il réagi ?
Aurait-il encore parlé de simples revendications populaires ?
Aurait-il appelé à la retenue, au dialogue et au respect des libertés ?
Ou aurait-il mobilisé tous les moyens de l’État au nom de la sécurité nationale ?
Et si ces manifestants avaient installé des positions de tir de missiles ?
S’ils avaient proclamé leur volonté de prendre le pouvoir par la terreur ?
S’ils avaient égorgé des prisonniers, décapité des innocents et transformé leurs crimes en spectacles macabres ?
Quel aurait été le discours de Paris ?
Aurait-on encore entendu parler du droit de manifester ?
De la liberté d’expression ? De la légitimité d’une opposition qui conteste le pouvoir ?
Soyons sérieux : aucun État ne peut accepter que des groupes armés massacrent sa population et détruisent ses institutions.
Mais alors, pourquoi certains gouvernements semblent-ils oublier cette évidence lorsqu’il s’agit d’un pays qu’ils souhaitent affaiblir, isoler ou renverser ?
Des milliards pour la démocratie… ou pour les intérêts géopolitiques ?
Imaginons maintenant que des puissances étrangères aient promis des centaines de milliards de dollars à ces groupes, officiellement au nom de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme.
Imaginons que des États voisins aient ouvert leurs frontières, que des services de renseignement étrangers aient installé des centres de coordination dans les pays limitrophes et que plusieurs grandes puissances aient uni leurs efforts pour soutenir une insurrection armée sur le territoire français.
Imaginons que la Turquie se soit engagée dans une confrontation directe avec Paris, comme elle l’a fait contre la Syrie.
Que des réseaux internationaux aient acheminé des combattants venus de dizaines de pays. Que des organisations djihadistes, telles qu’Al-Qaïda, Daech ou le Front al-Nosra, aient constitué le fer de lance de cette entreprise.
Imaginons enfin qu’un État ennemi de la France ait ouvert ses hôpitaux pour soigner les combattants blessés, tout en espérant que leur victoire bouleverse l’équilibre politique français.
Que ferait alors la République française ?
Accepterait-elle que des gouvernements étrangers financent, arment et soutiennent des groupes combattant sur son territoire ?
Tolérerait-elle que ses adversaires présentent cette intervention comme une opération humanitaire ?
Accepterait-elle que l’on justifie la destruction de ses villes au nom de la liberté, que l’on glorifie les combattants qui attaquent ses institutions et que l’on qualifie de démocratiques des forces dont les pratiques seraient incompatibles avec les principes mêmes qu’elles prétendent défendre ?
Bien sûr que non !
La France invoquerait sa souveraineté, son intégrité territoriale, sa sécurité nationale et le droit de son peuple à décider de son avenir.
Et elle aurait raison de le faire.
Mais cette réponse soulève une question fondamentale : Pourquoi ce qui paraît inacceptable lorsqu’on l’imagine en France pourrait-il devenir acceptable lorsqu’il s’agit d’un autre peuple ?
La souveraineté des autres vaut-elle moins que celle de la France ?
Le problème n’est pas de savoir si la France a le droit de se défendre. Tout État a le devoir de protéger sa population, dans le respect du droit et des libertés fondamentales.
Le problème est celui de la cohérence.
Peut-on défendre la souveraineté nationale chez soi et la relativiser chez les autres ?
Peut-on condamner les ingérences étrangères lorsqu’elles visent Paris, tout en les présentant comme une nécessité historique lorsqu’elles concernent Damas, Tripoli ou d’autres capitales ?
Peut-on dénoncer les armes des uns et fermer les yeux sur celles des autres ?
Peut-on condamner le terrorisme dans un pays, puis chercher des alliés parmi des groupes armés dont les méthodes terroristes sont pourtant connues ?
Et surtout, peut-on prétendre apporter la démocratie à un peuple en soutenant une guerre qui déchire ses familles, détruit ses infrastructures, disperse ses enfants et transforme ses villes en ruines ?
La démocratie ne se parachute pas au bout d’un fusil. Elle ne se finance pas à coups de milliards versés par des puissances étrangères. Elle ne se construit pas sur les charniers, les décapitations et la destruction d’un pays.
La démocratie suppose d’abord que les peuples soient libres de choisir leur avenir, sans chantage, sans terreur et sans tutelle étrangère, et surtout que tout le peuple soit informé.
Le grand mensonge des beaux discours
Il est temps de regarder la politique internationale sans naïveté.
Les mots « liberté », « démocratie », « droits de l’homme » et « protection des populations » sont des principes précieux.
Mais ils perdent leur sens lorsqu’ils deviennent de simples instruments de communication, brandis contre les adversaires et oubliés devant les alliés.
Lorsqu’un gouvernement réprime brutalement une contestation, nous devons pouvoir le critiquer.
Lorsqu’une police frappe illégalement un manifestant, nous devons pouvoir le dénoncer. Lorsqu’un État commet des crimes, il doit en répondre.
Mais cette exigence doit être universelle.
Elle ne peut dépendre du drapeau, de la religion, de l’alliance militaire ou des intérêts économiques du pays concerné.
Les droits de l’homme ne sont pas à géométrie variable.
La souveraineté ne se distribue pas selon les amitiés diplomatiques.
Et la démocratie n’appartient à aucune puissance.
Alors, à ceux qui prétendent défendre la liberté tout en appliquant des principes différents selon les peuples, je pose une dernière question :
Si votre pays subissait demain les mêmes ingérences, les mêmes financements étrangers, la même prolifération des groupes armés et les mêmes violences que celles que vous avez justifiées ailleurs, accepteriez-vous que l’on vous explique que tout cela se fait pour votre bien ?
Je connais déjà la réponse.
Vous invoqueriez votre souveraineté. Vous exigeriez le respect de vos frontières. Vous réclameriez le droit de décider de votre destin.
C’est précisément ce droit que les autres peuples réclament eux aussi.
Alors, assez d’hypocrisie !
Assez des indignations sélectives !
Assez de cette démocratie à géométrie variable, qui change de visage selon les intérêts des puissants !
Si la démocratie est une valeur universelle, qu’elle le soit partout. Si la souveraineté est un droit, qu’elle s’applique à tous les peuples.
Et si les droits de l’homme sont sacrés, qu’ils le soient aussi bien à Paris qu’à Damas ou à Téhéran.
Sinon, qu’on cesse de donner des leçons de morale et de présenter les intérêts géopolitiques des grandes puissances comme des croisades humanitaires.
Car le véritable scandale n’est pas que les peuples réclament la liberté. c’est que certains puissants prétendent décider quels peuples ont le droit de la choisir.
Adnan Azzam, Écrivain voyageur
Candidat à l’élection présidentielle de 2027
+33 6 65 16 59 14
43 ans en France : Je refuse que l’on oppose les Français les uns contre les autres
Après la fin de mes études de Droit à Damas et de mon tour du Monde à cheval, je vis depuis quarante-trois années en France.
Quarante-trois années d’une vie extrêmement remplie, d’une vie au cours de laquelle je me suis profondément engagé dans ce pays que j’ai choisi comme patrie.
J’ai été chef d’entreprise. J’ai été conseiller auprès des prud’hommes. J’ai dirigé et édité pendant dix-huit ans un magazine, Paris Village. J’ai été candidat aux élections législatives et candidat aux élections municipales. Je suis écrivain et j’édite des livres.
Au cours de ces décennies, j’ai rencontré énormément de responsables politiques français, de François Mitterrand à Jacques Chirac, d’Alain Juppé à Philippe Séguin. J’ai rencontré des royalistes, des aristocrates, des bourgeois, des Français issus des classes populaires. J’ai vécu et travaillé avec des Français issus de l’immigration comme avec des Français autochtones.
J’ai rencontré des gens brillants, des gens modestes, des gens extraordinaires, des gens excentriques, des gens qui parlent tout seuls ou qui parlent aux lampadaires…
Et j’aime cette France avec sa diversité.
C’est précisément parce que je vis en France depuis quarante-trois ans que je suis aujourd’hui inquiet pour elle.
Je m’inquiète du nouveau discours politique.
Je regarde aujourd’hui la campagne présidentielle qui commence et je vois monter un discours qui me paraît extrêmement dangereux : celui qui consiste à faire de l’immigration le responsable permanent de presque tous les problèmes de la France.
Je parle notamment du discours de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
Je considère que ce discours est profondément électoraliste et qu’il joue dangereusement avec les peurs.
Parler de l’immigration n’est évidemment pas interdit. Une démocratie doit pouvoir parler de ses frontières, de l’intégration, de l’asile, de la sécurité, de l’emploi et de toutes les difficultés réelles qui peuvent exister.
Mais il y a une différence fondamentale entre vouloir traiter un problème et transformer une population en problème.
Lorsque, jour après jour, dans les médias et dans le débat politique, on répète : « immigré », « immigration », « voile », « turban », « burqa », on finit par créer dans l’esprit d’une partie de la population l’image d’un ennemi intérieur.
Et je crains que cette mécanique ne produise un jour une réaction que personne ne pourra maîtriser.
Je ne dis pas qu’une guerre civile est impossible.
Je dis qu’un pays qui oppose continuellement ses citoyens les uns aux autres prend un risque considérable.
Car il existe, dans toutes les communautés, des individus extrémistes. Il existe notamment des islamistes radicaux qui représentent, à mes yeux, un danger réel pour la France, comme les inconditionnels des discours clivants et toute idéologie qui refuse les principes républicains et mène au recourt à la violence.
La France ne doit donc tomber ni dans l’islamisme radical, ni dans la haine de l’immigré.
Elle doit rester la France.
Après le 7 octobre : une question que je veux poser
Après les attaques du 7 octobre 2023, Marine Le Pen et Jordan Bardella sont montés au créneau pour affirmer leur volonté de défendre les juifs de France et leur soutien à Israël.
La lutte contre l’antisémitisme est évidemment indispensable. Aucun Français juif ne doit avoir peur de vivre en France.
Mais je pose une question : pourquoi donner l’impression que les Français issus de l’immigration arabe constitueraient collectivement une menace pour les juifs de France ?
Les millions de Français d’origine arabe ne sont pas une communauté criminelle.
Ils ne sont pas responsables des crimes commis par des individus.
Comme les Français juifs, ils ont droit à la sécurité, à la dignité et au respect.
Je m’interroge donc sur l’évolution spectaculaire du discours du Rassemblement National à l’égard d’Israël et de la communauté juive française.
Est-ce une évolution sincère du mouvement ou une alliance stratégique avec les sionistes destiné à améliorer l’image historique l’ex-Front National et à gagner de nouveaux électeurs.
Pour ma part, je demande que cette évolution soit examinée avec lucidité, notamment au regard des relations politiques internationales et des intérêts électoraux en jeu.
En 1994, j’avais déjà posé la question à Jean-Marie Le Pen
En 1994, j’étais candidat aux élections législatives partielles à Paris et je suis allé rencontrer Jean-Marie Le Pen pour lui poser une question très simple :
« Monsieur Le Pen, si vous deveniez un jour président de la République, quel serait le premier pays que vous visiteriez ? »
Sa réponse était évidente : l’Algérie ou le Maroc.
Pourquoi ?
Parce que ce sont des pays voisins de la France. Parce que des millions de Français ont des liens familiaux, historiques et culturels avec le Maghreb. Parce que l’avenir de la France ne peut pas être pensé sans tenir compte de son histoire et de ses relations avec l’autre rive de la Méditerranée.
Cette question reste aujourd’hui d’une actualité extraordinaire.
Si vous voulez réduire l’immigration, regardez aussi les causes des migrations
Voilà l’une de mes principales divergences avec le discours actuel.
On nous dit : « Il faut réduire l’immigration. »
Très bien.
Mais alors posons une question beaucoup plus profonde :
Pourquoi les gens quittent-ils leur pays pour venir en Europe ?
Une partie des migrations est liée à la guerre, aux conflits, à l’effondrement des États, aux persécutions et aux catastrophes politiques.
Lorsqu’une guerre éclate en Syrie, en Irak, au Liban, en Palestine ou ailleurs, des populations entières sont déplacées.
On peut fermer une frontière, renforcer les contrôles et modifier les lois. Mais si l’on ne s’intéresse jamais aux causes qui poussent des êtres humains à fuir leur pays, on ne traite qu’une partie du problème.
C’est une idée que je développe dans mon livre, Les Français vus par un Arabe.
Si vous voulez réduire durablement certaines migrations forcées, il faut aussi travailler à réduire les guerres qui les provoquent.
La politique migratoire ne peut pas être séparée de la politique étrangère.
Et c’est précisément ce que je reproche à certains discours politiques : ils parlent énormément des conséquences, mais pas des causes.
Où est passé le Français d’origine arabe qui est mort pour la France ?
Dans les débats sur l’immigration, j’entends constamment parler du coût, des dépenses, des problèmes et des difficultés.
Mais j’entends beaucoup moins parler de la mémoire.
Où sont les Algériens, les Marocains, les Tunisiens, les Africains et les autres hommes venus des anciennes colonies qui sont morts pour la France ?
Ils ont combattu dans les guerres de la France.
Ils ont versé leur sang pour ce pays.
On ne peut pas, aujourd’hui, parler de leurs descendants uniquement comme d’un « problème migratoire ».
La France a une histoire.
Et cette histoire est aussi celle de femmes et d’hommes venus d’ailleurs qui ont participé à sa défense.
Quand l’Arabe est riche, il devient un partenaire
Il y a une autre contradiction qui me frappe.
Lorsqu’un dirigeant arabe riche arrive en France et investit des milliards, on ne parle plus de « l’Arabe ».
On parle d’un investisseur.
On lui déroule le tapis rouge.
Lorsqu’un dirigeant comme Mohammed ben Salman, prince héritier d’Arabie saoudite, est reçu en France, on parle de relations diplomatiques, d’investissements, de contrats et de partenariats.
Lorsqu’un dirigeant du Qatar est reçu en France et que des investissements considérables sont réalisés, on parle également de partenariat économique.
Et c’est normal : la France a besoin de partenaires et d’investissements internationaux.
Mais alors, posons la question :
Pourquoi l’Arabe riche est-il un partenaire et l’Arabe pauvre devient-il si facilement un problème ?
Pourquoi le Français issu de l’immigration qui réussit est-il parfois présenté comme un modèle d’intégration, tandis que celui qui connaît des difficultés devient-il le symbole de l’échec de l’immigration ?
C’est cette contradiction que je refuse.
Et le coût des relations économiques ?
Marine Le Pen parle régulièrement du coût de l’immigration.
Mais lorsqu’on parle d’argent, il faut regarder l’ensemble du tableau.
La France entretient avec les pays arabes des relations commerciales, énergétiques, industrielles, militaires et diplomatiques considérables.
La France exporte notamment des armements vers certains pays de cette région.
Il faut donc comparer les différents flux économiques avec sérieux et avec des chiffres vérifiables, plutôt que d’utiliser un seul chiffre destiné à provoquer une réaction émotionnelle.
Je ne veux pas remplacer une propagande par une autre.
Je veux des chiffres.
Je veux la vérité.
Je refuse la France des ennemis intérieurs
J’ai soixante-dix ans.
J’ai suffisamment vécu pour savoir que la France est beaucoup plus complexe que les caricatures que Marine Le Pen et Jordan Bardella veulent nous imposer. Jordan Bardella a d’ailleurs des origines algériennes.
La France, ce sont des aristocrates et des ouvriers.
Ce sont des bourgeois et des paysans.
Ce sont des croyants et des athées.
Ce sont des Français de vieille souche et des Français venus récemment.
Ce sont des juifs, des chrétiens, des musulmans, des agnostiques et des personnes qui ne veulent appartenir à aucune religion.
C’est cela, la France que je connais.
Et c’est cette France-là que je veux défendre.
Je refuse que l’on demande à un Français d’origine arabe de passer son temps à démontrer qu’il aime la France.
Je refuse que l’on demande à un Français juif de vivre dans la peur.
Je refuse que l’on demande à un Français musulman de porter la responsabilité des crimes commis par des islamistes.
Je refuse également que l’on demande aux Français de fermer les yeux sur l’islamisme radical.
Tout cela peut être combattu en même temps.
La France n’a pas besoin de haine. Elle a besoin d’autorité et de rassemblement.
Je ne suis pas favorable à une France sans frontières, sans règles ou sans autorité.
Je suis favorable à une France qui connaît ses intérêts, qui protège ses citoyens, qui maîtrise ses frontières, qui favorise l’intégration et qui combat fermement l’extrémisme.
Mais je suis également favorable à une France qui ne transforme pas l’origine d’un citoyen en suspicion permanente.
C’est pourquoi je défends, dans ma candidature à l’élection présidentielle, un autre chemin.
Un chemin de rassemblement.
Un chemin où l’on peut être ferme sans être haineux.
Où l’on peut parler d’immigration sans humilier les immigrés.
Où l’on peut combattre l’islamisme sans combattre les musulmans.
Où l’on peut combattre l’antisémitisme sans désigner collectivement les Français d’origine arabe.
Où l’on peut défendre les Français sans fabriquer des ennemis parmi eux.
Je veux encore croire à cette France
Demain, je pourrais aller place de la République avec un turban sur la tête et demander simplement aux Français :
« Est-ce que ce couvre-chef change qui je suis ? »
Est-ce qu’il change mon histoire ?
Est-ce qu’il efface mes quarante-trois années en France ?
Est-ce qu’il efface mon engagement dans la vie publique ?
Est-ce qu’il fait de moi un ennemi de la République ?
Non.
Un vêtement ne résume pas un être humain.
Une origine ne résume pas un citoyen.
Un prénom ne résume pas une fidélité à la France.
Et l’immigration ne peut pas devenir l’explication maléfique de tous les problèmes de notre pays.
Je vis depuis quarante-trois ans en France.
Je rencontre ses dirigeants, ses élites, ses ouvriers, ses commerçants, ses intellectuels, ses aristocrates, ses bourgeois, ses immigrés et leurs enfants.
Je connais cette France multiple et unitaire à la fois.
Et j’aime cette France.
C’est précisément parce que je l’aime que je refuse de la voir se déchirer.
Les extrémistes islamistes ne doivent pas gagner.
Les extrémistes nationalistes ne doivent pas gagner.
Les antisémites ne doivent pas gagner.
Les racistes ne doivent pas gagner.
Les manipulateurs de la peur ne doivent pas gagner.
C’est la France qui doit gagner.
Une France qui protège.
Une France qui rassemble.
Une France qui respecte ses lois et les fait respecter.
Une France qui connaît son histoire.
Une France qui incarne unité et diversité, et jamais l’une sans l’autre.
Et surtout, une France qui refuse de transformer ses propres citoyens en ennemis les uns des autres.
Après quarante-trois années passées dans ce pays, c’est cette France-là que je veux toujours défendre.
Adnan Azzam, Écrivain voyageur
Candidat à l’élection présidentielle de 2027
+33 6 65 16 59 14
L’exigence des 500 parainages des maires
À tous les gardiens de la démocratie française…
Merci de ne pas faire confiance au peuple !
Françaises, Français,
Rassurez-vous…
Le peuple français est toujours considéré comme un mineur politique.
C’est, en tout cas, l’impression que donne notre République.
Ce même peuple auquel on demande de choisir le Président de la République ne serait pas suffisamment digne de confiance pour choisir librement tous les candidats.
Pauvre peuple…
Il pourrait se tromper.
Il pourrait apprécier un candidat qui déplaît au système.
Il pourrait même voter pour quelqu’un qui n’appartient pas au cercle fermé du pouvoir.
Alors, par précaution, la République de Giscard d’Estaing a décidé de placer cinq cents gardiens entre le peuple et l’élection présidentielle.
Cinq cents signatures…
Cinq cents clés…
Et cinq cents sentinelles devant la porte de l’Élysée.
Quant au peuple…
Qu’il attende patiemment que les gardiens décident qui aura le droit de lui parler.
Est-ce donc cela, la démocratie que la France prétend enseigner au monde ?
On nous répète que la France est la patrie des droits de l’homme.
Très bien.
Mais elle semble avoir exporté les grands principes…
Et conservé pour elle les petites clauses qui limitent la souveraineté populaire.
On nous explique que ce système sert à éliminer les « candidatures fantaisistes ».
Très bien.
Mais qui décide de qui est sérieux ?
Le peuple ?
Ou le pouvoir ?
Combien de responsables politiques, réputés « sérieux », ont conduit notre pays dans des impasses ?
Et combien de candidats qualifiés de « fantaisistes » auraient peut-être apporté une idée nouvelle si on leur avait simplement permis de s’adresser aux Français ?
Le plus étonnant est ailleurs.
La République fait confiance au citoyen lorsqu’il paie ses impôts.
Elle lui fait confiance lorsqu’il respecte les lois.
Elle lui fait confiance lorsqu’il est appelé à défendre la Nation.
Mais, soudainement, elle ne lui fait plus confiance lorsqu’il s’agit de choisir librement son Président.
Quelle étrange conception de la confiance !
Puis est venue une nouvelle étape.
La publication intégrale des noms des élus accordant leur parrainage, depuis François Hollande.
Au nom de la transparence, nous a-t-on dit.
Mais n’aurait-il pas été plus honnête de parler d’une transparence qui fabrique la peur ?
Car quel maire prendra aujourd’hui le risque de parrainer un candidat indépendant lorsqu’il sait que son nom sera immédiatement rendu public, commenté, analysé, toujours jugé ?
Le parrainage n’est plus seulement un acte démocratique.
Il est devenu un acte politiquement risqué.
Voilà sans doute la forme la plus subtile d’exclusion.
Personne ne vous interdit officiellement de vous présenter.
Mais tout est organisé pour décourager ceux qui pourraient vous ouvrir la porte.
Moi, pourtant…
Je serai candidat.
Non parce que le chemin est facile.
Mais précisément parce qu’il a été rendu difficile.
Je sais que ma candidature dérangera.
Non pas parce que je serais le candidat le plus dangereux.
Mais parce qu’elle brise une image encore trop présente dans les esprits.
Celle qui voudrait que les Français issus de l’immigration soient appelés à voter…
Mais jamais à prétendre à la plus haute fonction de l’État.
Je récuse cette idée.
Je veux dire à chaque Français, quelle que soit son origine, sa religion, son nom ou la couleur de sa peau :
Si vous aimez la France, si vous croyez en la République, alors vous devez pouvoir aspirer à servir votre pays au plus haut niveau.
Et si ma candidature peut, ne serait-ce qu’un peu, encourager d’autres Français issus de l’immigration à dépasser la peur, à croire davantage en eux-mêmes et à participer pleinement à la vie démocratique, alors elle aura déjà servi une cause plus grande que ma propre personne.
Comme lorsque je m’étais présenté aux élections législatives en 1994.
La grandeur d’une République ne se mesure pas au nombre d’obstacles qu’elle impose.
Elle se mesure au nombre de portes qu’elle ouvre.
C’est pourquoi j’ai décidé de transformer ce débat en action.
Au mois de septembre, j’entreprendrai une marche citoyenne de Paris jusqu’à Colombey-les-Deux-Églises, ville du Général de Gaulle, fondateur de la Cinquième République.
Je n’irai pas y chercher cinq cents signatures d’élus.
J’irai recueillir des milliers de signatures de citoyens.
Je sais parfaitement que ces signatures n’auront aucune valeur juridique pour valider une candidature.
Mais elles auront, à mes yeux, une valeur plus importante encore :
La légitimité populaire.
Je veux rappeler une évidence.
Le citoyen n’est pas seulement un électeur que l’on convoque tous les cinq ans avant de lui demander de se taire.
Le citoyen est le véritable souverain.
Si la souveraineté appartient réellement au peuple, alors il est temps d’écouter le peuple.
Et si l’on considère que la signature de cinq cents élus vaut davantage que la voix de millions de Français, qu’on ait au moins le courage de le dire clairement.
Ma marche ne sera dirigée contre personne.
Elle ne sera ni contre un Président, ni contre un parti.
Elle sera pour une idée.
Une idée simple.
Une idée républicaine.
Une idée démocratique.
Le chemin vers l’Élysée devrait commencer par le peuple, et non s’arrêter devant le mur des cinq cents signatures.
En septembre, je marcherai des centaines de kilomètres pour défendre cette conviction.
Et je laisserai ensuite le peuple français répondre à une seule question :
Dans une démocratie, qui doit accorder la véritable légitimité ?
Cinq cents élus…
Ou le peuple français ?
Et je laisse ensuite le peuple français répondre à cette question.
Adnan Azzam, Écrivain voyageur
Candidat à l’élection présidentielle de 2027
+33 6 65 16 59 14
1994 general election
My first political candidacy was in 1994.
I describe it in my book Les Français vus par un Arabe, of which here is an excerpt:
I read in the press this morning the news of by-elections in the 19th constituency, which includes part of the 18th arrondissement and part of the 19th. I do not hesitate for a second to decide to introduce myself. I close the newspaper and call Diane Delor and Michel Gondolf. We invite our close friends to an emergency meeting in the large room of the restaurant La Reine Zénobie to form the electoral team. I am a candidate, Michel Gondolf is my substitute in accordance with French law, and Diane Delor is the campaign manager. Some volunteer friends will support us morally and help us organize meetings, print and distribute the leaflets.
