Élections présidentielles 2027
En toute sincérité,
L’élection présidentielle est un acte essentiel, elle exige de rassembler une majorité de Français autour d’un projet de gouvernement et de société.
Bruno Retailleau présente sa candidature. Plutôt que d’unir les Français, il les divise en déclarant :
L’immigration n’est pas une chance pour la France.
Or, l’immigration est une réalité en France.
La société française est multiculturelle depuis longtemps. Il suffit d’aller dans les écoles, les hôpitaux, les usines, les chantiers, les administrations et dans l’armée française pour le constater.
Comment se fait-il qu’il n’ait pas vu tout cela, alors qu’il se présente comme un homme de terrain ?
Dans sa candidature, il parle des Français issus de l’immigration, or c’est une problématique dépassée, qui n’est plus à la page.
En tenant ce discours, il se met près de 50 % des Français à dos. Pourquoi ne parle-t-il pas plutôt de la France de tous les Français ? Pourquoi diviser la société, alors que la France a besoin de nous tous pour rattraper son retard dans le monde ?
Je suis d’accord pour réguler l’immigration, mais pour cela, il faut traiter les véritables causes.
Monsieur Bruno Retailleau devrait appeler son ami Donald Trump pour qu’il arrête immédiatement les guerres en Palestine, en Syrie, en Irak, au Liban, en Iran, au Soudan, au Yémen, en Somalie et dans toute l’Afrique et l’Asie, car ces guerres sont les vraies causes de l’immigration.
Dans tous ces pays, la vie est devenue impossible pour les citoyens. Ils fuient la mort, la misère et l’insécurité.
Voilà le défi que tout homme politique devrait tenir plutôt que de proclamer des discours archaïques.
Quand je me suis présenté aux élections législatives partielles dans la 19e circonscription de Paris en 1994, la majorité de mes électeurs étaient des Français dits « autochtones ». Depuis, nous construisons ensemble notre rêve français : un rêve humaniste, solidaire et prospère.
Je continuerai, avec tous mes amis français qui me font confiance, à travailler pour la France.
Voir mon livre « Les Français vus par un Arabe ».
En leur nom, je déclare ma candidature à l’élection présidentielle 2027.
Je démontrerai aux Français et au monde entier que l’immigration est et a été une chance pour la France.
Adnan Azzam
43 ans en France : Je refuse que l’on oppose les Français les uns contre les autres
Après la fin de mes études de Droit à Damas et de mon tour du Monde à cheval, je vis depuis quarante-trois années en France.
Quarante-trois années d’une vie extrêmement remplie, d’une vie au cours de laquelle je me suis profondément engagé dans ce pays que j’ai choisi comme patrie.
J’ai été chef d’entreprise. J’ai été conseiller auprès des prud’hommes. J’ai dirigé et édité pendant dix-huit ans un magazine, Paris Village. J’ai été candidat aux élections législatives et candidat aux élections municipales. Je suis écrivain et j’édite des livres.
Au cours de ces décennies, j’ai rencontré énormément de responsables politiques français, de François Mitterrand à Jacques Chirac, d’Alain Juppé à Philippe Séguin. J’ai rencontré des royalistes, des aristocrates, des bourgeois, des Français issus des classes populaires. J’ai vécu et travaillé avec des Français issus de l’immigration comme avec des Français autochtones.
J’ai rencontré des gens brillants, des gens modestes, des gens extraordinaires, des gens excentriques, des gens qui parlent tout seuls ou qui parlent aux lampadaires…
Et j’aime cette France avec sa diversité.
C’est précisément parce que je vis en France depuis quarante-trois ans que je suis aujourd’hui inquiet pour elle.
Je m’inquiète du nouveau discours politique.
Je regarde aujourd’hui la campagne présidentielle qui commence et je vois monter un discours qui me paraît extrêmement dangereux : celui qui consiste à faire de l’immigration le responsable permanent de presque tous les problèmes de la France.
Je parle notamment du discours de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
Je considère que ce discours est profondément électoraliste et qu’il joue dangereusement avec les peurs.
Parler de l’immigration n’est évidemment pas interdit. Une démocratie doit pouvoir parler de ses frontières, de l’intégration, de l’asile, de la sécurité, de l’emploi et de toutes les difficultés réelles qui peuvent exister.
Mais il y a une différence fondamentale entre vouloir traiter un problème et transformer une population en problème.
Lorsque, jour après jour, dans les médias et dans le débat politique, on répète : « immigré », « immigration », « voile », « turban », « burqa », on finit par créer dans l’esprit d’une partie de la population l’image d’un ennemi intérieur.
Et je crains que cette mécanique ne produise un jour une réaction que personne ne pourra maîtriser.
Je ne dis pas qu’une guerre civile est impossible.
Je dis qu’un pays qui oppose continuellement ses citoyens les uns aux autres prend un risque considérable.
Car il existe, dans toutes les communautés, des individus extrémistes. Il existe notamment des islamistes radicaux qui représentent, à mes yeux, un danger réel pour la France, comme les inconditionnels des discours clivants et toute idéologie qui refuse les principes républicains et mène au recourt à la violence.
La France ne doit donc tomber ni dans l’islamisme radical, ni dans la haine de l’immigré.
Elle doit rester la France.
Après le 7 octobre : une question que je veux poser
Après les attaques du 7 octobre 2023, Marine Le Pen et Jordan Bardella sont montés au créneau pour affirmer leur volonté de défendre les juifs de France et leur soutien à Israël.
La lutte contre l’antisémitisme est évidemment indispensable. Aucun Français juif ne doit avoir peur de vivre en France.
Mais je pose une question : pourquoi donner l’impression que les Français issus de l’immigration arabe constitueraient collectivement une menace pour les juifs de France ?
Les millions de Français d’origine arabe ne sont pas une communauté criminelle.
Ils ne sont pas responsables des crimes commis par des individus.
Comme les Français juifs, ils ont droit à la sécurité, à la dignité et au respect.
Je m’interroge donc sur l’évolution spectaculaire du discours du Rassemblement National à l’égard d’Israël et de la communauté juive française.
Est-ce une évolution sincère du mouvement ou une alliance stratégique avec les sionistes destiné à améliorer l’image historique l’ex-Front National et à gagner de nouveaux électeurs.
Pour ma part, je demande que cette évolution soit examinée avec lucidité, notamment au regard des relations politiques internationales et des intérêts électoraux en jeu.
En 1994, j’avais déjà posé la question à Jean-Marie Le Pen
En 1994, j’étais candidat aux élections législatives partielles à Paris et je suis allé rencontrer Jean-Marie Le Pen pour lui poser une question très simple :
« Monsieur Le Pen, si vous deveniez un jour président de la République, quel serait le premier pays que vous visiteriez ? »
Sa réponse était évidente : l’Algérie ou le Maroc.
Pourquoi ?
Parce que ce sont des pays voisins de la France. Parce que des millions de Français ont des liens familiaux, historiques et culturels avec le Maghreb. Parce que l’avenir de la France ne peut pas être pensé sans tenir compte de son histoire et de ses relations avec l’autre rive de la Méditerranée.
Cette question reste aujourd’hui d’une actualité extraordinaire.
Si vous voulez réduire l’immigration, regardez aussi les causes des migrations
Voilà l’une de mes principales divergences avec le discours actuel.
On nous dit : « Il faut réduire l’immigration. »
Très bien.
Mais alors posons une question beaucoup plus profonde :
Pourquoi les gens quittent-ils leur pays pour venir en Europe ?
Une partie des migrations est liée à la guerre, aux conflits, à l’effondrement des États, aux persécutions et aux catastrophes politiques.
Lorsqu’une guerre éclate en Syrie, en Irak, au Liban, en Palestine ou ailleurs, des populations entières sont déplacées.
On peut fermer une frontière, renforcer les contrôles et modifier les lois. Mais si l’on ne s’intéresse jamais aux causes qui poussent des êtres humains à fuir leur pays, on ne traite qu’une partie du problème.
C’est une idée que je développe dans mon livre, Les Français vus par un Arabe.
Si vous voulez réduire durablement certaines migrations forcées, il faut aussi travailler à réduire les guerres qui les provoquent.
La politique migratoire ne peut pas être séparée de la politique étrangère.
Et c’est précisément ce que je reproche à certains discours politiques : ils parlent énormément des conséquences, mais pas des causes.
Où est passé le Français d’origine arabe qui est mort pour la France ?
Dans les débats sur l’immigration, j’entends constamment parler du coût, des dépenses, des problèmes et des difficultés.
Mais j’entends beaucoup moins parler de la mémoire.
Où sont les Algériens, les Marocains, les Tunisiens, les Africains et les autres hommes venus des anciennes colonies qui sont morts pour la France ?
Ils ont combattu dans les guerres de la France.
Ils ont versé leur sang pour ce pays.
On ne peut pas, aujourd’hui, parler de leurs descendants uniquement comme d’un « problème migratoire ».
La France a une histoire.
Et cette histoire est aussi celle de femmes et d’hommes venus d’ailleurs qui ont participé à sa défense.
Quand l’Arabe est riche, il devient un partenaire
Il y a une autre contradiction qui me frappe.
Lorsqu’un dirigeant arabe riche arrive en France et investit des milliards, on ne parle plus de « l’Arabe ».
On parle d’un investisseur.
On lui déroule le tapis rouge.
Lorsqu’un dirigeant comme Mohammed ben Salman, prince héritier d’Arabie saoudite, est reçu en France, on parle de relations diplomatiques, d’investissements, de contrats et de partenariats.
Lorsqu’un dirigeant du Qatar est reçu en France et que des investissements considérables sont réalisés, on parle également de partenariat économique.
Et c’est normal : la France a besoin de partenaires et d’investissements internationaux.
Mais alors, posons la question :
Pourquoi l’Arabe riche est-il un partenaire et l’Arabe pauvre devient-il si facilement un problème ?
Pourquoi le Français issu de l’immigration qui réussit est-il parfois présenté comme un modèle d’intégration, tandis que celui qui connaît des difficultés devient-il le symbole de l’échec de l’immigration ?
C’est cette contradiction que je refuse.
Et le coût des relations économiques ?
Marine Le Pen parle régulièrement du coût de l’immigration.
Mais lorsqu’on parle d’argent, il faut regarder l’ensemble du tableau.
La France entretient avec les pays arabes des relations commerciales, énergétiques, industrielles, militaires et diplomatiques considérables.
La France exporte notamment des armements vers certains pays de cette région.
Il faut donc comparer les différents flux économiques avec sérieux et avec des chiffres vérifiables, plutôt que d’utiliser un seul chiffre destiné à provoquer une réaction émotionnelle.
Je ne veux pas remplacer une propagande par une autre.
Je veux des chiffres.
Je veux la vérité.
Je refuse la France des ennemis intérieurs
J’ai soixante-dix ans.
J’ai suffisamment vécu pour savoir que la France est beaucoup plus complexe que les caricatures que Marine Le Pen et Jordan Bardella veulent nous imposer. Jordan Bardella a d’ailleurs des origines algériennes.
La France, ce sont des aristocrates et des ouvriers.
Ce sont des bourgeois et des paysans.
Ce sont des croyants et des athées.
Ce sont des Français de vieille souche et des Français venus récemment.
Ce sont des juifs, des chrétiens, des musulmans, des agnostiques et des personnes qui ne veulent appartenir à aucune religion.
C’est cela, la France que je connais.
Et c’est cette France-là que je veux défendre.
Je refuse que l’on demande à un Français d’origine arabe de passer son temps à démontrer qu’il aime la France.
Je refuse que l’on demande à un Français juif de vivre dans la peur.
Je refuse que l’on demande à un Français musulman de porter la responsabilité des crimes commis par des islamistes.
Je refuse également que l’on demande aux Français de fermer les yeux sur l’islamisme radical.
Tout cela peut être combattu en même temps.
La France n’a pas besoin de haine. Elle a besoin d’autorité et de rassemblement.
Je ne suis pas favorable à une France sans frontières, sans règles ou sans autorité.
Je suis favorable à une France qui connaît ses intérêts, qui protège ses citoyens, qui maîtrise ses frontières, qui favorise l’intégration et qui combat fermement l’extrémisme.
Mais je suis également favorable à une France qui ne transforme pas l’origine d’un citoyen en suspicion permanente.
C’est pourquoi je défends, dans ma candidature à l’élection présidentielle, un autre chemin.
Un chemin de rassemblement.
Un chemin où l’on peut être ferme sans être haineux.
Où l’on peut parler d’immigration sans humilier les immigrés.
Où l’on peut combattre l’islamisme sans combattre les musulmans.
Où l’on peut combattre l’antisémitisme sans désigner collectivement les Français d’origine arabe.
Où l’on peut défendre les Français sans fabriquer des ennemis parmi eux.
Je veux encore croire à cette France
Demain, je pourrais aller place de la République avec un turban sur la tête et demander simplement aux Français :
« Est-ce que ce couvre-chef change qui je suis ? »
Est-ce qu’il change mon histoire ?
Est-ce qu’il efface mes quarante-trois années en France ?
Est-ce qu’il efface mon engagement dans la vie publique ?
Est-ce qu’il fait de moi un ennemi de la République ?
Non.
Un vêtement ne résume pas un être humain.
Une origine ne résume pas un citoyen.
Un prénom ne résume pas une fidélité à la France.
Et l’immigration ne peut pas devenir l’explication maléfique de tous les problèmes de notre pays.
Je vis depuis quarante-trois ans en France.
Je rencontre ses dirigeants, ses élites, ses ouvriers, ses commerçants, ses intellectuels, ses aristocrates, ses bourgeois, ses immigrés et leurs enfants.
Je connais cette France multiple et unitaire à la fois.
Et j’aime cette France.
C’est précisément parce que je l’aime que je refuse de la voir se déchirer.
Les extrémistes islamistes ne doivent pas gagner.
Les extrémistes nationalistes ne doivent pas gagner.
Les antisémites ne doivent pas gagner.
Les racistes ne doivent pas gagner.
Les manipulateurs de la peur ne doivent pas gagner.
C’est la France qui doit gagner.
Une France qui protège.
Une France qui rassemble.
Une France qui respecte ses lois et les fait respecter.
Une France qui connaît son histoire.
Une France qui incarne unité et diversité, et jamais l’une sans l’autre.
Et surtout, une France qui refuse de transformer ses propres citoyens en ennemis les uns des autres.
Après quarante-trois années passées dans ce pays, c’est cette France-là que je veux toujours défendre.
Adnan Azzam, Écrivain voyageur
Candidat à l’élection présidentielle de 2027
+33 6 65 16 59 14
L’exigence des 500 parainages des maires
À tous les gardiens de la démocratie française…
Merci de ne pas faire confiance au peuple !
Françaises, Français,
Rassurez-vous…
Le peuple français est toujours considéré comme un mineur politique.
C’est, en tout cas, l’impression que donne notre République.
Ce même peuple auquel on demande de choisir le Président de la République ne serait pas suffisamment digne de confiance pour choisir librement tous les candidats.
Pauvre peuple…
Il pourrait se tromper.
Il pourrait apprécier un candidat qui déplaît au système.
Il pourrait même voter pour quelqu’un qui n’appartient pas au cercle fermé du pouvoir.
Alors, par précaution, la République de Giscard d’Estaing a décidé de placer cinq cents gardiens entre le peuple et l’élection présidentielle.
Cinq cents signatures…
Cinq cents clés…
Et cinq cents sentinelles devant la porte de l’Élysée.
Quant au peuple…
Qu’il attende patiemment que les gardiens décident qui aura le droit de lui parler.
Est-ce donc cela, la démocratie que la France prétend enseigner au monde ?
On nous répète que la France est la patrie des droits de l’homme.
Très bien.
Mais elle semble avoir exporté les grands principes…
Et conservé pour elle les petites clauses qui limitent la souveraineté populaire.
On nous explique que ce système sert à éliminer les « candidatures fantaisistes ».
Très bien.
Mais qui décide de qui est sérieux ?
Le peuple ?
Ou le pouvoir ?
Combien de responsables politiques, réputés « sérieux », ont conduit notre pays dans des impasses ?
Et combien de candidats qualifiés de « fantaisistes » auraient peut-être apporté une idée nouvelle si on leur avait simplement permis de s’adresser aux Français ?
Le plus étonnant est ailleurs.
La République fait confiance au citoyen lorsqu’il paie ses impôts.
Elle lui fait confiance lorsqu’il respecte les lois.
Elle lui fait confiance lorsqu’il est appelé à défendre la Nation.
Mais, soudainement, elle ne lui fait plus confiance lorsqu’il s’agit de choisir librement son Président.
Quelle étrange conception de la confiance !
Puis est venue une nouvelle étape.
La publication intégrale des noms des élus accordant leur parrainage, depuis François Hollande.
Au nom de la transparence, nous a-t-on dit.
Mais n’aurait-il pas été plus honnête de parler d’une transparence qui fabrique la peur ?
Car quel maire prendra aujourd’hui le risque de parrainer un candidat indépendant lorsqu’il sait que son nom sera immédiatement rendu public, commenté, analysé, toujours jugé ?
Le parrainage n’est plus seulement un acte démocratique.
Il est devenu un acte politiquement risqué.
Voilà sans doute la forme la plus subtile d’exclusion.
Personne ne vous interdit officiellement de vous présenter.
Mais tout est organisé pour décourager ceux qui pourraient vous ouvrir la porte.
Moi, pourtant…
Je serai candidat.
Non parce que le chemin est facile.
Mais précisément parce qu’il a été rendu difficile.
Je sais que ma candidature dérangera.
Non pas parce que je serais le candidat le plus dangereux.
Mais parce qu’elle brise une image encore trop présente dans les esprits.
Celle qui voudrait que les Français issus de l’immigration soient appelés à voter…
Mais jamais à prétendre à la plus haute fonction de l’État.
Je récuse cette idée.
Je veux dire à chaque Français, quelle que soit son origine, sa religion, son nom ou la couleur de sa peau :
Si vous aimez la France, si vous croyez en la République, alors vous devez pouvoir aspirer à servir votre pays au plus haut niveau.
Et si ma candidature peut, ne serait-ce qu’un peu, encourager d’autres Français issus de l’immigration à dépasser la peur, à croire davantage en eux-mêmes et à participer pleinement à la vie démocratique, alors elle aura déjà servi une cause plus grande que ma propre personne.
Comme lorsque je m’étais présenté aux élections législatives en 1994.
La grandeur d’une République ne se mesure pas au nombre d’obstacles qu’elle impose.
Elle se mesure au nombre de portes qu’elle ouvre.
C’est pourquoi j’ai décidé de transformer ce débat en action.
Au mois de septembre, j’entreprendrai une marche citoyenne de Paris jusqu’à Colombey-les-Deux-Églises, ville du Général de Gaulle, fondateur de la Cinquième République.
Je n’irai pas y chercher cinq cents signatures d’élus.
J’irai recueillir des milliers de signatures de citoyens.
Je sais parfaitement que ces signatures n’auront aucune valeur juridique pour valider une candidature.
Mais elles auront, à mes yeux, une valeur plus importante encore :
La légitimité populaire.
Je veux rappeler une évidence.
Le citoyen n’est pas seulement un électeur que l’on convoque tous les cinq ans avant de lui demander de se taire.
Le citoyen est le véritable souverain.
Si la souveraineté appartient réellement au peuple, alors il est temps d’écouter le peuple.
Et si l’on considère que la signature de cinq cents élus vaut davantage que la voix de millions de Français, qu’on ait au moins le courage de le dire clairement.
Ma marche ne sera dirigée contre personne.
Elle ne sera ni contre un Président, ni contre un parti.
Elle sera pour une idée.
Une idée simple.
Une idée républicaine.
Une idée démocratique.
Le chemin vers l’Élysée devrait commencer par le peuple, et non s’arrêter devant le mur des cinq cents signatures.
En septembre, je marcherai des centaines de kilomètres pour défendre cette conviction.
Et je laisserai ensuite le peuple français répondre à une seule question :
Dans une démocratie, qui doit accorder la véritable légitimité ?
Cinq cents élus…
Ou le peuple français ?
Et je laisse ensuite le peuple français répondre à cette question.
Adnan Azzam, Écrivain voyageur
Candidat à l’élection présidentielle de 2027
+33 6 65 16 59 14
Élections législatives de 1994
Ma toute première candidature dans le domaine politique remonte à 1994.
Je la décris dans mon livre Les Français vus par un Arabe dont voici un extrait :
Je lis dans la presse de ce matin la nouvelle d’élections législatives partielles dans la 19e circonscription, qui comprend une partie du 18e arrondissement et une partie du 19e. Je n’hésite pas une seconde à décider de m’y présenter. Je ferme le journal et appelle Diane Delor et Michel Gondolf. Nous convions nos amis proches à une réunion d’urgence dans la grande salle du restaurant La Reine Zénobie pour former l’équipe électorale. Je suis candidat, Michel Gondolf est mon suppléant conformément à la loi française, et Diane Delor est la directrice de campagne. Quelques amis bénévoles nous soutiendront moralement et nous aideront à organiser les rencontres, imprimer et distribuer les tracts.
